Histoire de mes érables du Japon - Episode 2
Depuis la plantation de mon tout premier Acer palmatum, inconsciemment, la passion pour les érables du Japon semble avoir commencé à germer dans mon esprit. En parallèle, je m’intéressais également à l’art du bonsaï qui donne la part belle entre autres, aux érables du Japon.
A l’époque, je ne me suis pas posé de questions concernant cette attirance pour ce genre d’arbres, et c’est en écrivant ces lignes que progressivement me sont venus quelques souvenirs d’enfance qui pourraient justifier ce début de passion.
Je ne saurais expliquer comment naît une passion, mais pour ma part, elle s’est installée peu à peu.
Comme je ne suis pas d’un tempérament impulsif, je n’ai jamais cherché à accumuler rapidement une multitude de spécimens ni à consacrer mon temps essentiellement aux érables du Japon.
Mais revenons plutôt à ces souvenirs d’enfance !

Le commencement épisode 2
Depuis 1989, grâce à mon métier et ma passion grandissante, j’ai eu de nombreuses fois l’occasion d’être en contact avec ces arbres.
Mais je ne possédais pas à ces moments là, le jardin adéquat pour les y implanter.
J’ai seulement tenté d’en cultiver quelques-uns en pots, comme des bonsaïs.
Ceci sans grands succès car, je l’avoue, j’ai fait cela en dilettante.
érables du Japon - L'anecdote
A vrai dire, ma première rencontre avec un érable remonte à ma plus tendre enfance.
J’avais à l’époque, 6 ou 7 ans, guère plus.
Ce n’était pas un érable du Japon, mais un érable plane ‘Crimson King’, arbre très en vogue dans les années 70.
Il se trouvait dans le jardin familial et ce jour là, un vent fort, tempétueux, soufflait sur le jardin.
La veille, mon père avait taillé ses branches et il ne voulait pas qu’elles se dispersent dans le jardin.
Il était donc sorti pour les ramasser et j’avais insisté pour le rejoindre.
Vu la force du vent, il m’a conseillé de me tenir au tronc de cet érable, afin de ne pas subir, moi-même, les assauts du vent.
Je m’y suis donc accroché de toutes mes forces avec conviction.
Avec le recul, je me dis que cette proximité salvatrice a sûrement créé en moi, inconsciemment, un lien avec les arbres.
La fin de l’histoire est un peu moins romanesque.
En effet, j’ai fini par lâcher prise et me suis fait prendre par un coup de vent qui ma cueilli pour m’emmener butter sur le grillage de la clôture opposée, distante d’une trentaine de mètres.
Imaginez la scène lorsque mon grand-père, assis sur une chaise à l’intérieur de la maison, m’a vu passer en «courant» devant la fenêtre d’où il nous observait.
A la réflexion, je pense n’avoir plus jamais couru aussi vite.
A l’époque, les smartphones et les réseaux sociaux 2.0 n’existaient pas et à mon grand dam, je n’ai pas la vidéo qui aurait pu être, de nos jours, ce que l’on appelle virale.
Découvrez la suite de mon récit dans l’épisode 3 de mon histoire avec les érables du Japon.
Si vous l’avez manqué, retrouvez l’épisode 1 sur la genèse de ma passion.
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